Blog grossesse·Vie de maman

Un accouchement difficile, mon histoire.

 

Mon récit d’accouchement

Photo de la main de mon fils, nouveau né, le récit de mon accouchement.

Cette petite main encore toute fripée, à quelques heures de vie.

Bien avant d’avoir un bébé je dois avouer que je redoutais beaucoup l’accouchement, comme la plupart des femmes je pense. Je me posais milles questions, je savais que c’était douloureux et j’étais pleine de petites appréhensions que l’envie de devenir maman avait pourtant vite dépassé. Durant ma grossesse j’étais toujours assez inquiète à l’idée d’accoucher, j’avais hâte de voir mon bébé mais pas de passer par cette étape et plutôt que de me dire « Pfiou, encore un mois de grossesse… » je pensais « Oh la la, plus qu’un mois ! ». Au moins cela m’aura permis de profiter de chaque moment et de ne pas voir le temps passer. Pourtant je n’étais vraiment pas préparée à ce que j’allais vivre et je crois qu’on ne l’est jamais, que cela se passe bien ou mal, facilement ou avec difficultés. Chaque expérience est unique et j’aimerais le souligner car mon vécu ne sera pas forcément le tien, jeune future maman angoissée qui lit mon article. Et puis le final reste quand même bien beau et bien mérité… !

Signe accouchement

Je croyais n’avoir jamais ressenti de contractions durant ma grossesse alors que la plupart des femmes enceintes les connaissent, je ne savais donc pas exactement la sensation que cela faisait et je m’inquiétais un peu car j’étais à moins d’une semaine de mon terme. Je craignais de ne pas reconnaître le bon moment et de me rendre trop tard à la maternité, mais surtout de ne pas avoir le droit à la péridurale.  Alors comment reconnaitre une contraction ? Et surtout une contraction grossesse basique de celle d’une contraction de travail ?

Cette nuit là j’ai commencé à ressentir quelques douleurs en dormant, pas assez forte pour me réveiller totalement mais suffisantes pour me plonger dans un demi-sommeil. Je me suis levée très tôt, mon chéri était déjà parti au travail et moi je ne me sentais pas très bien. Je me suis allongée sur le canapé pour regarder la télévision en attendant que cela passe. Quelques heures plus tard la sensation que je ressentais était plus forte, je n’avais pas vraiment mal mais c’était une douleur assez sourde et très régulière. Mon ventre se déformait complètement, j’avais une bosse énorme sur le côté droit par moment et je pensais que mon bébé prenait une mauvaise position.  J’avais la sensation que la douleur venait par vagues, j’ai donc utilisé une application sur mobile qui permet de calculer la durée des contractions et leur intervalle.

Elles duraient entre 30 et 40 secondes et revenait toutes les 4 minutes, puis 3 minutes… Et si c’était bien ça ? Je n’osais pas poser la question à ma maman car je ne voulais pas l’affoler pour rien. J’avais décidé de n’en parler à personne et d’attendre également pour le dire au futur papa pour ne pas lui faire quitter le travail inutilement. J’ai tout de même commencé à vérifier ma valise au cas où et à me « préparer ». En allant aux toilettes je me suis aperçue que je venais de perdre une partie du bouchon muqueux. J’ai perdu le reste sous la douche, cela ajouté à mes contractions… je ne pouvais pas me tromper.

J’ai reçu un message de mon chéri me demandant si je voulais aller faire les magasins dans l’après-midi, je lui ai répondu « Changement de plan, je crois qu’on va plutôt aller à la mater… » mais je lui ai précisé de ne pas se presser et que je n’étais pas sûre à 100% que c’était bon et qu’on ne me renverrait pas à la maison. Quelques minutes plus tard à peine j’ai reçu un message de ma maman : « Tu as des contractions ? », j’ai pensé que mon chéri l’avait prévenu mais pas du tout… elle l’a rêvé dans la nuit et ressenti au matin. L’instinct maternel, quoi de plus fort ? Ma maman voulait que je parte le plus vite possible à la maternité car elle s’inquiétait du fait que mes contractions étaient si rapprochées depuis assez longtemps déjà, mais comme je ne souffrais pas encore je ne pensais pas que c’était essentiel de m’y rendre tout de suite.

Quand partir a la maternité

Mon chéri est rentré manger, moi je grignotais car je n’avais pas très faim. Nous avons décidé de partir pour la maternité après sa sieste, il fallait qu’il se repose un peu car il s’était levé très tôt pour travailler et nous savions qu’une longue épreuve nous attendait et qu’il valait mieux reprendre des forces. Il s’est assoupi un moment sur le canapé et il m’a demandé de le réveiller quand je souhaitais partir, moi je n’arrivais pas à dormir car les douleurs étaient bien sûr plus forte et régulières. Je l’ai réveillé peut-être une demi heure après car je commençais à me tortiller pas mal et je ne voulais pas attendre plus longtemps, je savais que nous avions encore du trajet à faire et que la voiture pouvait accélérer le travail.

Sur la route j’étais plutôt sereine, je n’avais pas trop d’angoisses contrairement à ce que je pensais. J’étais heureuse car j’allais rencontrer mon bébé, enfin j’allais savoir qui il est et à quoi il ressemblait. C’était une nouvelle aventure pour nous et j’essayais de rester calme, parce qu’on m’avait toujours dit qu’il n’y avait rien de plus beau et de plus magique qu’un accouchement.

Arrivés à la maternité j’ai été placée sous monitoring un peu plus d’une heure, peut-être même deux. Nous étions un peu inquiets car nous avions remarqué des ralentissements et petits arrêts du cœur de notre bébé sur le monito. La sage-femme m’a informé que mon col était ouvert à 1 cm et que j’avais de bonnes contractions de travail mais que ça n’avançait pas encore assez vite, elle m’a proposé de retourner chez moi et de revenir dans la soirée mais elle a souhaité demander l’avis de la gynécologue avant. Celle-ci a refusé à cause des ralentissements du coeur de mon Panda, elle nous a demandé cependant d’aller promener autour de la maternité une heure ou deux et de revenir pour vérifier si le travail avait avancé. Cela ne me dérangeait pas car je préférais gérer les contractions tranquillement à l’extérieur, nous étions en salle de monito avec des parents à côté de nous et cela me gênait.

Nous avons décidé de nous arrêter prendre à manger, seulement la voiture a du accélérer le travail car arrivés sur le parking je me tordais déjà dans tous les sens dans la voiture en gémissant. Nous nous sommes installés sur une route tranquille proche de la maternité pour pouvoir manger et attendre que l’heure passe tranquillement. Je ne suis pas arrivée à prendre une seule bouchée de ce que j’avais commandé, j’avais tout à coup terriblement mal. Les contractions étaient passées en peu de temps de largement supportables à très douloureuses, je me tournais dans tous les sens en gémissant et en soufflant, sortir de la voiture pour me mettre debout ne m’aidait pas du tout. On a donc attendu la fin de l’heure et nous sommes retournés à la maternité, impossible pour moi de patienter une heure de plus.

Petit soucis ? De retour sous monito mon col était ouvert à 3 mais aucune salle de travail de disponible, donc pas encore de péridurale pour moi. Trop de mamans étaient venues accoucher ce jour là et ils étaient totalement débordés, ils m’ont même dit qu’ils pensaient m’envoyer dans une autre maternité car ils n’avaient pas de chambre et qu’ils n’étaient pas certains de pouvoir libérer une salle de travail à temps. Je n’étais donc pas très rassurée et je devais gérer des contractions très douloureuses à côté de parents venus faire de simples contrôles… Comme la douleur était déjà très forte pour moi la sage femme m’a proposé de me donner un dérivé de morphine. Elle a mis bien 10 min avant de pouvoir me poser un cathéter, elle n’y parvenait pas car mes veines sont trop fines et profondes . Finalement une fois posé cela m’a aidé un peu car l’heure suivante je sentais la douleur plus lointaine et je pouvais de nouveau plaisanter avec mon chéri et me reposer un peu.

Bien sûr les effets ont finit par s’estomper et aucune salle de travail n’était disponible, les sages femmes étaient complètement débordées et courraient partout. Moi j’avais de plus en plus mal et j’ai fini par atteindre un point où je ne tenais plus, je devais être ouverte à 4 mais la douleur était vraiment intenable. Je pleurais, je me recroquevillais, je tournais, je cherchais des positions improbables et j’étais complètement paniquée et désemparée car je me disais que je ne tiendrais jamais le coup. J’ai appelé une sage-femme car je n’y mais elle ne pouvait rien faire pour moi… J’ai dû patienter encore plus d’une heure qu’une salle se libère et qu’elle soit nettoyée et préparée.

Je suis allée une dernière fois aux toilettes avant de devoir m’allonger en salle d’accouchement et je me suis rendue compte que je perdais beaucoup de sang, j’ai eu peur mais la sage-femme m’a rassuré en me disant que c’était simplement à cause de la modification de mon col. J’étais ouverte à 5 et j’allais pouvoir avoir la peridurale, ENFIN !

Déclenchement accouchemnt

L’anesthésiste est enfin arrivé en blaguant et en discutant avec les sages-femmes, ça détendait l’atmosphère et tant mieux car même si je voulais cette fameuse péridurale j’en craignais la pose étant donné que j’ai une vraie horreur des aiguilles. Cependant j’avais tellement mal… J’ai eu beaucoup de mal à rester parfaitement immobile lors de la première anesthésie qui consistait à endormir la partie où il allait me poser la péridurale, c’est assez désagréable de se faire piquer dans le dos et de gérer les contractions. Ce que je ne savais pas c’est que l’on me faisait en réalité une rachianesthésie dans le but de me faire partir en césarienne, je l’ai compris bien plus tard alors que je me demandais pourquoi ma péri était posée au milieu du dos.

Après me l’avoir posé il m’a demandé d’attendre quelques secondes en m’expliquant que j’allais ressentir des fourmillements dans les jambes, ça a été le cas pour une seule d’entre elle et de façon très légère. Je lui ai signalé mais il m’a dit d’attendre et il est parti. On m’a fait m’allonger mais je continuais à ressentir les contractions, quasiment pas du côté droit mais tout du côté gauche. Les sages-femmes m’ont fait attendre puis m’ont tourné sur le côté gauche pour faire couler le produit, puis du côté droit car ça ne fonctionnait toujours pas, puis de nouveau allongée… Rien à faire, je sentais toujours mes contractions. Je commençais à m’inquiéter mais un autre problème s’est vite imposé à moi, le fait que mon bébé avait pris une mauvaise position et que le travail n’avançait pas assez vite.

Les sages-femmes m’ont fait m’allonger sur le côté, une jambe sur l’étrier, pour que mon bébé reprenne une bonne position. Elles m’ont injecté un produit pour accélérer l’accouchement et elles m’ont dit qu’elles attendaient encore un peu mais que je risquais fort de partir en césarienne car mes contractions étaient très bonnes mais n’avaient pas beaucoup d’effet sur le travail, c’était mal engagé. Moi je ne réagissais pas trop car j’étais déjà épuisée et un peu sonnée par tout ce qui s’enchaînait, je n’étais pas contre la césarienne si cela pouvait aider mon bébé.

Les heures sont passées, très lentement. Mon chéri somnolait et donnait des nouvelles à nos parents par messages, il ne pouvait rien faire pour mes douleurs que je ressentais toujours et il se sentait très impuissant. Régulièrement le monito s’emballait sous les ralentissements de notre bébé et nous attendions avec l’alarme régulière qui nous inquiétait toujours un peu plus. Les sages femmes sont venues me voir et l’une d’elle me semblait un peu paniquée, elle cherchait à joindre le gynécologue sans y parvenir. C’est là que j’ai compris que quelque chose n’allait pas…

Accouchement naturel

Un peu après 2h du matin les sages-femmes sont revenues en groupe avec un gynécologue, il fallait prendre une décision. Le médecin a touché mon col, il m’a dit qu’il souhaitait attendre que j’ai une contraction pour sentir son effet sur ce dernier, c’était assez gênant de me retrouver dans cette position mais quand la contraction est arrivé j’ai vite tout oublié et j’ai eu le sentiment d’être projetée dans ma propre douleur. Je n’avais jamais eu aussi mal de ma vie… une douleur fulgurante, atroce, que je n’ai pas compris et qui m’a plongé dans la panique totale. Je l’ai appris plus tard mais il venait de me faire un décollement. Et là… tout s’est enchaîné, cela a dû aider mon bébé car il est arrivé alors que plus personne ne s’y attendait.

Les sages femmes se sont mises à courir de partout pour se préparer, moi je n’ai pas attendu qu’elles le soient ni que l’on me dise quoi faire et instinctivement je me suis mise à pousser. La douleur était tellement forte que je ne pouvais même plus réfléchir et que mon corps voulait juste pousser pour l’expulser, pour que ça s’arrête. J’étais vraiment dans un état second, en pleine crise de panique. Je ne me rendais pas compte que mon chéri était à mes côtés car je ne le voyais même plus, j’étais seulement concentrée sur ma douleur.

Je poussais très mal car je n’arrivais pas à me concentrer et qu’il avait du mal à sortir. Il m’a fallu quelques minutes et le grand soutien des sages-femmes pour que je reprenne a peu près mes esprits et que j’arrive à me recentrer sur ce que je devais faire et à donner mes dernières forces. Je ne me souviens plus du tout dans les détails, c’est assez flou car comme je le disais j’étais dans un autre monde… je sais juste que le gynécologue était près à intervenir, qu’une sage femme aidait devant moi, qu’une autre m’appuyait sur le côté gauche du ventre et une était à ma droite. Je sais juste que la douleur était indescriptible et que j’ai cru mourir. Vraiment, je n’exagère pas… Je pensais que je n’y arriverais pas et que j’allais mourir de douleur. Je n’ai pas hurlé mais j’ai beaucoup gémis et pleuré, j’ai demandé au secours et j’ai répété que je n’y arriverais jamais.

Et puis un sage-femme m’a demandé de tendre les bras pour accueillir mon bébé, je les ai tendu et je l’ai senti glisser hors de moi. J’ai ressenti un soulagement… incroyable. Tout à coup je n’avais plus mal et j’allais enfin pouvoir voir mon bébé, le serrer contre moi, tout oublier. Mais non. Je n’ai jamais pu l’attraper, je n’ai pas entendu son cri. Il ne pleurait pas, il ne respirait pas, il n’allait pas bien du tout. Les sages femmes m’ont dit qu’elles revenaient, qu’elles allaient juste s’occuper de lui et que tout allait bien et elles sont toutes parties, le gynécologue y compris. Nous nous sommes retrouvés seuls avec mon chéri, moi les pieds encore dans les étriers, sans savoir ce qu’il se passait. J’étais sous oxygène mais je n’arrivais plus à respirer. Je paniquais. Je venais de vivre une épreuve traumatisante et on venait de m’arracher mon bébé, de me l’enlever.

Heureusement mon chéri a été d’un grand soutien car même s’il s’inquiétait autant que moi il n’a rien démontré, il m’a rassuré et m’a permis de reprendre une respiration normale et de me calmer. Il a positivé jusqu’au bout alors que moi je n’avais que des idées noires… Je me suis demandé ce que je dirais à mes parents, à tout le monde, si mon bébé ne survivait pas et comment j’allais vivre cette épreuve. Je me disais que je ne pourrais jamais m’en remettre, que je ne serais pas assez forte. Je pensais surtout avoir raté mon accouchement, avoir échoué en tant que mère. Pour moi tout était de ma faute, je n’avais pas été à la hauteur.

Mon petit guerrier…

Nous sommes restés seuls dans cette grande salle froide une demi heure. Je le sais car j’avais l’horloge en face de moi et je comptais les minutes sans nouvelles de notre bébé. Nous avons entendu pleurer mais nous ne savions pas s’il s’agissait de lui ou d’un autre. Et moi j’étais toujours les jambes en l’air, déchirée et coupée par l’épisiotomie, le cordon qui pendant entre mes jambes… excusez moi de l’image, mais c’était vraiment traumatisant et impensable.

Une sage femme est venue nous dire que tout allait bien, une autre pour s’occuper de moi. J’étais soulagée mais pas complètement rassurée. Elle a procédé à la délivrance et a commencé à me recoudre, seulement… je n’étais pas anesthésiée ! Impossible pour moi, j’avais trop mal, elle a du donc me piquer de nouveau pour endormir la zone et procéder aux points.

Quelques minutes plus tard mon chéri est revenu avec notre bébé dans ses bras et c’est une image qui restera gravée en moi, je l’ai vu franchir la porte tout heureux et j’ai trouvé ce moment tellement beau… Je le voyais se rapprocher et j’attendais de voir le visage de mon fils. J’ai pu le prendre dans mes bras, le caresser, l’embrasser, admirer ses traits, le découvrir. Je me sentais bien à ce moment là et j’aurais aimé que ça dure des heures, j’aurais aimé faire du peau à peau avec lui et lui  donner la têtée de bienvenue mais ça n’a pas été possible… Le pédiatre est venu le voir en m’expliquant qu’il était encore sous monito, il s’est rendu compte que son coeur n’allait toujours pas très bien et il a décidé de me le reprendre. Ils m’ont dit qu’ils s’occuperaient de lui et lui donneraient le premier biberon. Cinq petites minutes avec lui, une photo, et c’était fini.

Heureusement mon bébé a bien récupéré. D’un score Agpar de 2 il est passé à 7 et est allé beaucoup mieux ensuite. Le pédiatre m’a dit que mon bébé lui avait fait vraiment très peur et que je pouvais être fière de lui car c’est un vrai petit guerrier. Ce qui a également été difficile pour moi c’est que de 3h à 7h du matin nous sommes restés en salle de travail à nous inquiéter et sans pouvoir nous reposer, à 7h ils m’ont déplacé en chambre double car aucune particulière n’était disponible et donc mon chéri n’a pas pu rester à mes côtés. Je me suis retrouvée toute seule après cette épreuve, encore toute chamboulée. Je n’ai pu avoir mon bébé avec moi que 7h après avoir accouché, je n’ai pu revoir mon chéri qu’à l’heure des visites…

J’ai longtemps été traumatisée par mon accouchement auquel je ne faisais que penser, j’ai du faire le deuil de ce moment magique que l’on me contait et que je rêvais de vivre… Je sais que ma prochaine grossesse sera plus difficile à ce niveau car je pense appréhender beaucoup plus encore, en sachant ce par quoi je suis passée. Nous avons beaucoup souffert de cette épreuve mon bébé et moi, mais l’important c’est qu’aujourd’hui tout va bien pour nous et que nous n’en sommes que plus fusionnels.

 

11 réflexions au sujet de « Un accouchement difficile, mon histoire. »

  1. Hello ! Je suis quand même vachement choquée du décollement sans prévenir et qu’aucun personnel médical n’ait pu rester à vos côtés juste après… Il ne m’a fallu le centième de votre courage pour mes deux accouchements (sans péridurale mais ultra rapide). Je connais beaucoup de femmes dont le deuxième accouchement les a réconciliées avec ce moment si particulier. Je pense qu’il ne faudra pas hésiter à trouver la sage-femme avec qui vous serez parfaitement en confiance, et je ne doute pas que vous la trouviez ! Merci d’avoir partagé ce moment…

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    1. Apparemment ils ne préviennent pas quand c’est nécessaire car ça fait super mal et donc tant qu’à faire mieux vaut ne pas s’y attendre… C’était la dernière solution avant le départ en césarienne donc je pense qu’il a tenté sans chercher à en discute. L’important c’est que ça a fonctionné et si je m’y attendais j’aurais eu vraiment plus de panique je pense.

      Quand c’est ultra rapide ça doit tout changer, même si ça reste douloureux. Parce que plus le temps est long et plus la fatigue s’installe, on ne peut pas se reposer alors qu’on a besoin de force pour cette épreuve. C’est ça qui était difficile pour moi ! Je me sens vite faible quand je manque de sommeil et que je ne mange pas et là je ne pouvais ni dormir, ni prendre des forces en mangeant. ^.^

      J’espère que le deuxième accouchement me réconciliera en effet, mais je me dis que maintenant je m’attends au pire donc je ne peux que le trouver mieux et moins douloureux (enfin… on va pas parler trop vite, hein). 🙂 Par contre je souligne le fait que les sages-femmes qui se sont occupées de moi étaient topissimes, sans elles je n’y serais pas parvenue. Elles m’ont donné force et courage !

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  2. Ici aussi la péridurale n’a pas marché… Enfin juste au début. Lors dès grand pics vers la fin au moment où l’on doit pousser et bien elle n’a plus fait effet … Et vraiment cette douleur … Je ne pensais pas que cela pouvait faire aussi mal !!! La ou j’ai accouché par contre j’étais la seule de la journée à accoucher donc j’étais tranquille mais les sages femmes ont attendu le dernier moment pour me poser la péridurale (j’étais à 6 d’ouverture lors de la pose) et à 4 pattes dans la chambre en attendant xD j’essayais de gérer la douleur mais vraiment … On peut pas gérer ce genre de douleur !!!!

    Quand mini est sorti aussi il n’a pas pleuré… Et la mon cœur s’est serré et j’ai un peu paniqué mais ensuite je l’ai entendu !!!

    En tout cas ton petit c’est un vrai guerrier et toi une femme des plus courageuses 😘

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    1. J’ai remarqué en faisant des recherches sur internet que ce n’est pas si rare que je le pensais une péri qui ne fonctionne pas, au contraire… Et oui, gérer ce genre de douleur c’est vraiment difficile. J’aurais aimé être dans une chambre pour pouvoir prendre les positions que je voulais, le 4 pattes par exemple, parce que dans ma petite salle de monito avec les parents à côté je me sentais vraiment pas à l’aise pour gérer ma douleur comme je le voulais… !

      Merci pour ton témoignage, les mamans sont vraiment des battantes ! 🙂

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      1. Je crois que même si il y avait eu du monde je me serais pas gêné xD dans ces cas là on y fait pas gaffe !! Le mari qui a été avec moi du début à la fin a été impressionné de comment j’ai géré la douleur ! Je suis la fille qui quand elle se cogne a mal troooop longtemps xD

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      2. Ah oui quand la douleur était trop forte je faisais plus trop attention non plus, tu te contrôles pas vraiment. ^.^ Mais j’avais honte quand même ! Il y a des fois où j’aimerais que les hommes ressentent la douleur d’un accouchement, juste quelques minutes… histoire qu’ils comprennent. 😉 Parce que c’est quelque chose qu’ils ne pourront jamais s’imaginer !

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  3. J’ai moi aussi très mal vécu mon accouchement, même si je n’ai pas souffert autant que toi pendant l’accouchement et que j’ai été séparée de mon bébé que trois heures après sa naissance… J’ai par contre énormément souffert après, et j’ai toujours des séquelles six mois après tout cela….
    Six mois après il ne se passe pas une journée sans que je n’y repense… Je dois moi aussi faire le deuil de mon accouchement rêvé et de ce moment magique que je croyais vivre… Car non, pour moi la naissance de mon bébé n’a pas été le plus beau jour de ma vie comme je pensais que ça le serait…
    Je m’imaginais avec deux enfants et je n’ai plus envie de recommencer… On me dit que ça changera avec le temps…
    Cela,fait du bien de lire un témoignage semblable… On se sent un peu moins seul…

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    1. Tu as eu mal à cause des séquelles (épisio… ?). Car je dois avouer que j’ai trouvé aussi cela très traumatisant, j’ai eu mal très longtemps à cause de mon épisio et de ma déchirure mais j’ai aussi eu de grosses douleurs au périnée. C’était difficile de marcher, de m’asseoir ou m’allonger… et après ça je continuais à ressentir des douleurs par moments (encore 15 mois après…).

      Je pense que ça changera avec le temps, je m○e disais aussi que je n’étais pas sûre de recommencer mais là si je le pouvais financièrement je pense que je serais déjà en essai bébé… Même si c’est dur, ça vaut tellement le coup. 🙂 Et puis des tas de petites choses me manquent, on oublie vite les désagréments – même s’ils me reviennent parfois en tête.

      Je voulais justement apporter mon témoignage pour les mamans qui ont mal vécu leur accouchement car moi aussi je me sentais très seule face à toutes celles qui le décrivent comme un moment magique et comme le plus beau jour de leur vie. J’avais l’impression que j’étais une mauvaise mère parce que ce n’était pas mon cas…

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  4. Bonjour, j’ai lu avec beaucoup d’émotion le récit de ton accouchement.
    Pour mon accouchement ce qui m’a aidé et m’a donné de la force c’est d’extérieuriser ma douleur en hurlant carrément, ce qui a déclenché une poussé d’adrénaline qui m’a enlevé toute sensation de douleur au moment de l’expulsion. Je n’ai pas pu tester la péridurale car j’étais déjà à 7 quand j’ai été installé en salle d’accouchement.
    J’ai eu aussi la préssion de devoir expulser rapidement mon fils, car son coeur ralentissait à cause du cordon qui été autour de son cou et le gynéco était prét à intervenir avec des forceps.
    Je tiens à te féliciter pour ton accouchement, t’as été à la hauteur et ca se passera encore mieux la prochaine fois!

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    1. Je te remercie ! 🙂 Même si j’appréhende un peu je me dis aussi que je pourrais difficilement vivre pire niveau douleur et que d’un autre côté je sais à quoi m’attendre. Et si j’y suis arrivée une fois, je peux le faire une deuxième fois… Je pense aussi suivre des cours de sophrologie lors de ma prochaine grossesse et partir dans l’optique d’un accouchement sans péridurale, ainsi si elle ne fonctionne pas de nouveau je serais préparée cette fois et plus autant dans la panique que la première fois. Ce qui était difficile c’est que je souhaitais vraiment l’avoir et j’avais toujours eu une peur panique d’accoucher sans, je n’étais donc pas du tout préparée jusqu’à la fin à accoucher sans. Je pensais qu’elle fonctionnerait même de façon minime quand j’accoucherais et la douleur m’a vite fait comprendre que non, je me suis donc retrouvée sur le fait et j’ai eu très peur ce qui a contribué à mon ressenti de la douleur je pense !

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